Compétition internationale
44e édition
18>27 novembre 2022, Nantes
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1, 2,3,4,5,6,7,8......Mambo !

 

Le cinéma mexicain de l’époque dorée est d’une richesse et d’une diversité étonnante et c’est pour cette raison qu’il est préférable de le découvrir par parcelles. Le cinéma mexicain de l’époque émigré des thèmes bucoliques vers les cabarets.
Pour cette raison, le Festival des 3 Continents a décidé de mettre l’accent sur un genre pratiquement inconnu en France : las rumberas, cinéma des cabarets des bas-fonds dans lequel de belles femmes dansent au rythme de la rumba, du mambo, de la conga et autres sons des Tropiques.
Le cinéma de rumberas, comparable en importance aux comédies musicales américaines, scandaleux à son époque par son impudeur, est redécouvert aujourd’hui.
Il était à l’époque d’emblée rejeté par les classes aisées qui ne daignaient pas le regarder,aveuglé par la présence des films américains et européens. Cette situation a entraîné le gout de l’interdit : secrètement les jeunes sans distinction de classe allaient dans les salles de cinéma populaires et rêvaient aux rumberas.
Ce “sous-genre” cinématographique – contradiction entre la musique très joyeuse et les tragédies qu’il provoque – est présenté sous forme de comédie ou de mélodrame et se déroule dans un lieu nocturne. La protagoniste est généralement une femme qui, par plaisir, ou poussée par les circonstances, est obligée de danser aux sons afro-cubains pour gagner sa vie. Cette héroïne doit trouver le salut à travers la danse, sinon elle est entraînée dans l’abîme de la perdition.
Certes, prolixe, le cinéma de rumberas prend vite de l’élan et une identité propre, au fur et à mesure qu’il est créé. Les chiffres qui suivent donnent une idée de son essor : 3 films en1946,13 en 1947, 25 en 1948, 47 en 1949 et 50 en 1950.

Le cycle présenté nous fait découvrir la première rumba, dans un cortège funèbre dans le film “La mujer del Puerto”. Juan Orol impose ce genre et fait de Maria Antonieta Pons le prototype de la rumbera dans Siboney. D’autres réalisateurs comme Alberto Gout, Tito Davison, Fernando Méndez, José Diaz Morales, Alfonso Patino Gomez vont s’y attaquer selon leur propre style, ainsi que le Grand Gilberto Martinez Solares dans le genre “comédie”.
L’une des premières interprètes, Mapy Cortés, “par son coup de hanches”, entraîne avec elle, dès les années 40 les étoiles de la danse cubaine qui se produisent au Mexique : Amalia Aguilar, la “bombe cubaine” ; Rosita Fornés, la diva de la danse, Rosa Carmina, sensuelle et inaccessible ; l’inquiétante Ninon sévilla et Meche Barba, l’unique mexicaine, qui font danser et rêver les masses dans des films qui ont touché profondément l’inconscient collectif des jeunes de l’époque.
Le cinéma de Rumberas, contient beaucoup d’éléments “kitsch”, non seulement par la diversité de sa musique mais aussi par la structure parfaite des mélodrames que seuls les cinéastes de cette période pouvaient faire avec tant de maîtrise et désinvolture. Les rumberas évoquent une époque incroyable où l’on donnait des mouchoirs en papier à l’entrée des salles et où l’on remboursait tous ceux qui ne s’en étaient pas servis ; une époque où le public était capable de détruire une salle de cinéma si le projectionniste ne leur repassait pas la bobine dans laquelle il y avait des numéros de danse…

 

 

La femme du port (la mujer del puerto) – Arcady BOYTLER – 1933

Siboney – Juan OROL – 1938

Tania, la belle sauvage (tania, la bella salvaje) – Juan OROL – 1947

Le royaume des gangsters (el reino de los gangsters) – Juan OROL – 1953

Les bas-fonds de Mexico (salon mexico) – Emilio FERNANDEZ – 1948

Tendres courgettes (ah, les belles gambettes!) (calabacitas tiernas (ay, qué bonitas piernas!)) – Gilberto MARTINEZ SOLARES – 1948

On a tué Tongolélé (han matado a tongolele) – Roberto GAVALDON – 1948

Le roi du quartier (el rey del barrio) – Gilberto MARTINEZ SOLARES – 1949

Perdue (perdida) – Fernando A. RIVERO – 1949

Aventurière (aventurera) – Alberto GOUT – 1949

Au son du mambo (al son del mambo) – Chano URUETA – 1950

La chair à vif (en carne viva) – Alberto GOUT – 1950

Le gentil (el suavecito) – Fernando MENDEZ – 1950

Quartier interdit (victimas del pecado) – Emilio FERNANDEZ –

Sensualité (sensualidad) – Alberto GOUT – 1950

Dansez mon roi (baile mi rey) – Roberto RODRIGUEZ – 1950

Du Can Can au Mambo (del can can al mambo) – Chano URUETA – 1950

Femmes sacrifiées (mujeres sacrificadas) – Alberto GOUT – 1951

Nuit de perdition (noche de perdicion) – José DIAZ MORALES – 1951

Voyageuse (viajera) – Alfonso PATINO GOMEZ – 1951

Aventure à Rio (aventura en rio) – Alberto GOUT – 1952

La déesse de Tahiti (la diosa de tahiti) – Juan OROL – 1952

Sandra la femme de feu (sandra la mujer de fuego) – Juan OROL – 1952

Rumba chaude (rumba caliente) – Gilberto MARTINEZ SOLARES – 1953

Le mariachi inconnu (el mariachi desconocido) – Gilberto MARTINEZ SOLARES – 1953

Mulâtresse (mulata) – Gilberto MARTINEZ SOLARES – 1953

Films

Al son del mambo
(Al son del mambo)
de Chano URUETA
Mexique — 1950
Aventura en Rio
(Aventura en Rio)
de Alberto GOUT
Mexique — 1952
Aventurière
(Aventurera)
de Alberto GOUT
Mexique — 1949
¡Baile mi rey!
(¡Baile mi rey!)
de Roberto RODRIGUEZ
Mexique — 1950
Calabacitas tiernas
(Calabacitas tiernas)
de Gilberto Martinez SOLARES
1948
Del can can al mambo
(Del can can al mambo )
de Chano URUETA
Mexique — 1950
El mariachi desconocido
de Gilberto Martinez SOLARES
Mexique — 1953
El reino de los gangsters
(El reino de los gangsters)
de Juan OROL
Mexique — 1953
El rey del barrio
(El rey del barrio)
de Gilberto Martinez SOLARES
Mexique — 1949
El suavecito
(El suavecito)
de Fernando MENDEZ
Mexique — 1950
En carne viva
de Alberto GOUT
Mexique — 1950
Han matado a Tongolele
Mexique — 1948
La diosa de Tahiti (Los chacales de la isla verde)
(La diosa de Tahiti (Los chacales de la isla verde))
de Juan OROL
Mexique — 1952
La Femme du port
(La mujer del puerto)
de Arcady BOYTLER
Mexique — 1933
Mujeres sacrificadas
(Mujeres sacrificadas)
de Alberto GOUT
Mexique — 1951
Mulata
(Mulata)
de Gilberto Martinez SOLARES
Mexique — 1953
Noche de perdición
(Noche de perdición)
de José Diaz MORALES
Mexique — 1951
Perdida
(Perdida)
de Fernando RIVERO
1949
Quartier interdit
(Victimas del Pecado)
de Emilio FERNÁNDEZ
Mexique — 1950
Rumba caliente
(Rumba caliente)
de Gilberto Martinez SOLARES
Mexique — 1953
Sandra la mujer de fuego
(Sandra la mujer de fuego)
de Juan OROL
Mexique — 1952
Sensualité
(Sensualidad)
de Alberto GOUT
Mexique — 1950
Siboney
(Siboney)
de Juan OROL
Mexique — 1938
Tania, la bella salvaje
(Tania, la bella salvaje)
de Juan OROL
Mexique — 1947
Viajera
(Viajera)
de Alfonso PATIÑO GOMEZ
Mexique — 1951