Compétition internationale
42e édition
20>29 novembre 2020, Nantes
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Adeus, Até ao meu regresso
(Adeus, Até ao meu regresso)

de António-Pedro VASCONCELOS

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Jouer l’hypothèse d’un champ-contrechamp. Voilà ce qui détermine a priori, parmi les points de passage de cette programmation, la tentation de donner à voir ensemble Adeus, até ao meu regresso de António-Pedro Vasconcelos et Guerre du peuple en Angola des français Bruno Muel, Antoine Bonfanti et Marcel Trillat. D’un côté, au lendemain du 25 avril 1974, les soldats du contingent portugais engagés dans les guerres coloniales regagnent la métropole. La dictature renversée, ces hommes libérés de combats sans issue ont été sacrifiés à une mystique à la fois paranoïaque, idéologique et étatique depuis bientôt quinze années. L’entêtement du Portugal à conserver son empire colonial a ainsi pour conséquence l’expérience traumatique d’une bonne part des forces vives de la nation. « Adeus, até ao meu regresso » était la phrase par laquelle les jeunes appelés qui partaient de la métropole pour les guerres coloniales saluaient leur famille à travers les ondes radiophoniques. Débordant le recueil de témoignages, aussi singuliers soient-ils, et la synthèse de la déconfiture absurde des guerres coloniales, le film fait émerger dans le présent de l’Histoire une image et une parole tout à la fois individuelle et collective, où des hommes révèlent le théâtre de leur propre vie, pathétique, ironique, irréparable. De l’autre, trois enfants de la Seconde Guerre mondiale, Muel, Bonfanti et Trillat, qui ont été, entre autres, les témoins actifs et engagés de la Guerre d’Algérie, des révoltes ouvrières françaises de la fin des années 60 ou de la chute encore récente d’Allende… En 1975, ils découvrent et filment l’Angola qui vient de retrouver son indépendance. À quoi ressemble ce pays à un moment si particulier de son histoire ? Quelles images justes peut-on en faire ? Le timbre et le grain uniques de la voix de Muel agissent comme un regard qui s’insinue parmi les images, pour se situer exactement sur la ligne de rencontre entre les plus belles espérances et la tragédie la plus vive. JB

  • Titre français
    Adeus, Até ao meu regresso
  • Titre original
    Adeus, Até ao meu regresso
  • Titre international
    Farewell, up to my return
  • Photo
    Michel Ognier
  • Montage
    António-Pedro Vasconcelos
  • Assistant réalisateur
    José Álvaro Morais
  • Son
    Jorge Loureiro
  • Production
    Radiotelevisão Portuguesa-RTP
  • Support de projection
    Beta SP
  • Sous-titrage

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