Ici, la musique carnatique cesse d’être un répertoire sacré pour redevenir une pratique vivante, traversée par les conflits de langue, de classe et de transmission. Dans Sindhu Bhairavi, deux prénoms féminins, qui désignent aussi des ragas, inscrivent le drame intime dans la matière même de la musique. Chants, débats et ruptures font de la forme un lieu de confrontation entre traditions hiérarchisées et possibilité de les réinventer. En introduisant la langue populaire dans un art jalousement codifié, le film déplace les critères de sa légitimité, tandis que l’harmonie musicale se heurte aux contradictions des sentiments et de l’ordre social.
Jérôme Baron
(English translation will be available soon).
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SAT 21 > 5:15 PM · WED 25 > 10:00 AM

