Entre Balu, tamoul, et Swapna, télougoue, la différence de langue devient chez K. Balachander bien davantage qu’un obstacle sentimental : elle révèle combien l’appartenance culturelle détermine encore les choix individuels. La simplicité de Maro Charitra, son ancrage quotidien et la fraîcheur de ses interprètes n’atténuent pas ce qui travaille le récit : la difficulté de soustraire le désir aux identités que la famille et la société lui assignent. Balachander en éprouve les effets sur deux êtres qui voudraient faire de leur amour une affaire privée. Le film trouve sa justesse dans cette distance entre la spontanéité des sentiments et les conditions collectives qui prétendent en décider. Jérôme Baron
Copie restaurée
SAM 21 > 13h45 · JEU 26 > 10h

