Vingt-cinq ans après le film qui l’avait fait connaître, Lisandro Alonso retrouve Misael, toujours attaché aux gestes du travail du bois et à une existence solitaire. La régularité de ces gestes assure la continuité d’une vie que le récit infléchit progressivement, à mesure que Misael se rapproche de sa sœur, longtemps tenue à distance de son quotidien. Les retrouvailles ne viennent ni couronner un parcours ni garantir une réconciliation : elles mettent en question l’apparente autosuffisance d’une existence sans pour autant en invalider le choix. Alonso laisse ainsi le temps agir et modifier la portée des gestes et des distances, et la valeur de ce retour tire sa plus bouleversante émotion de n’être jamais fixée dans une signification univoque. Jérôme Baron
Avant-première
MAR 24 > 20h30
