Réalisé après le succès international des deux opus de Ring, Dark Water s’inscrit dans une longue tradition de films de fantômes japonais ayant popularisé la figure du yurei, et contribue à l’essor du J-Horror qui émerge à la fin des années 90. Adaptant une nouvelle littéraire de Koji Suzuki, Hideo Nakata se sert des codes du cinéma d’épouvante pour construire un récit aux frontières du drame social et du thriller psychologique, mettant en scène une mère célibataire et sa fille au contact d’une figure spectrale énigmatique. Baigné dans une atmosphère humide permanente, l’eau et les espaces confinés du film constituent le terreau propice à l’expression d’une âme n’ayant pas trouvé le repos. A travers une mise-en-scène extrêmement précise, H. Nakata parvient à mêler l’horreur au mélodrame, en brossant le portrait d’une femme en quête d’émancipation, tout autant menacée par les fantômes du passé que par le système patriarcal de la société japonaise. Léa Leboucq
MAR 24 > 20h15

