Asie Centrale : le muet prend la parole

Les musiciens

Hamid Khezri

Hamid Khezri

Né à Quchan (Iran) en 1969, Hamid khezri a commencé à apprendre le dotâr (luth iranien) dès son plus jeune âge et s’est rendu auprès des grands maîtres comme Mohammad Yeganeh. Il s’intéresse tôt à la musique d’Asie centrale, en particulier au dotâr ouzbek et ouigour, et travaille désormais à une rencontre musicale entre le Khorassan et l’Asie centrale. Hamid Khezri est un de ces musiciens que l’ouverture et l’intégrité artistique conduisent à renouveler le langage instrumental sans renoncer pour autant à la tradition qui les a nourris : il en résulte une élégance dans l’intention, une virtuosité sans tapage et surtout une finesse de la ligne mélodique qui sont les marques d’un vrai maître. Hamid Khezri nous offre un voyage à travers la province du Khorassan, berceau de la culture perse. Accompagné de son dotâr (luth iranien), il met en musique avec finesse et sincérité ces histoires séculaires, des épopées guerrières, en passant par les airs spirituels des régions désertiques du Sud.
Références : Festival Dahehe Fadschr de Teheran (1er prix), Musée du Louvre, Espace Vitré (Bretagne), Maison des Cultures du Monde (Paris), Opéra de Lyon, Musée Ethnographique de Genève, SargFabrik (Vienne), Festival Moving Cultures (Nuremberg), Théâtre l’Odéon Paris, tournées SIMA BINA en Amérique du Nord (Los Angeles, New York ,Washington, Atlanta, Toronto, Ottawa … ), et Europe (Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, London Royal Festival Hall, Institut Sociologique de Bruxelles …).
Discographie : Le dotar du Khorassan. VDE-Gallo/Archives Internationales de musique populaire, Musée d’ethnographie de GENEVE, Suisse, 2005

Shavkat Matyakubov

Shavkat Matyakubov

Né en 1978 à Chirchik (Ouzbékistan) dans une famille de musiciens. Très tôt, il s’intéresse à la musique, notamment au piano, et à l’âge de sept ans, il intègre une première école de musique. Puis à 14 ans, il enchaîne des études musicales et découvre les instruments à vent. En 1997, il intègre le Conservatoire National de Tachkent sous la direction du chanteur populaire Mashrab Ermatov. A partir de 1999, Shavkat Matyakubov apprend à maîtriser de nouveaux instruments, plus traditionnels, qui l’orientent vers sa pratique de prédilection actuelle : le dotâr, le tambur, le luth, la doïra, le saz, sous l’enseignement de grands musiciens nationaux du Conservatoire National de Tachkent. A partir de 2000, sa carrière prend un essor international et Shavkat commence à jouer en Italie, en Inde, à Taïwan, aux Etats-Unis, en Russie, et accumule les récompenses prestigieuses et une reconnaissance nationale grâce à son diplôme du Conservatoire National Ouzbek qu’il obtient en 2002. Aujourd’hui Shavkat enseigne la musique traditionnelle ouzbèque au Grand Collège de Musique de Tachkent et est consultant en musique au Théâtre Ilkhom de Tachkent.

 

Ikbol Zavkibekov

Ikbol Zavkibekov

Ikbol Zavkibekov est né le 12 mars 1960 à Dushanbe, au Tadjikistan. Il a terminé la faculté de “musique orientale et tradition orale” de l’Institut des Arts “Mirza Tursun-Zade”. Il est auteur-compositeur et joue de plusieurs instruments traditionnels (musique du Badakhshan notamment) comme le setor, le rubab et le balandmukom, mais joue également dans une formation pop-rock au sein du groupe “Shams”, du nom du célèbre maître de Rumi. Ikbol Zavkibekov est impliqué dans des programmes de sauvegarde du patrimoine musical et dirige le musée des instruments de musique de Dushanbe, fondé par son père Gurmindj Zavkibekov, consacré “artiste du peuple”. Outre sa participation à plusieurs festivals à l’étranger comme “Via Kaboul” (théâtre de l’Odéon à Paris en 2003), Ikbol Zavkibekov compte, à son actif, plusieurs bandes originales de films réalisés au Tadjikistan ou en coproduction avec la France comme Le temps des frontières, documentaire de la cinéaste tadjik Gulya Mirzoeva diffusé récemment sur Arte.

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