• Français
  • English
  • Écrivez-nous
 

Soirée d’ouverture de la 38e édition du Festival

22 Novembre 2016
  • Où est la maison de mon ami 2

Où est la maison de mon ami ? de Abbas Kiarostami
Iran / 1987 / 87’ / VOSTF

Mardi 22 novembre 2016 à 20h30 au cinéma Katorza.
Soirée présentée par Jérôme Baron, directeur artistique.

Film accessible au jeune public.

Tarif spécial : 5 euros. Billets en vente à partir du 7 novembre à l’Office de tourisme et sur leur site internet.

En refaisant aux côtés du jeune Ahmad le parcours mouvementé vers la maison de son ami, nous cheminons nous-même vers le point d’origine de notre rencontre avec l’œuvre d’Abbas Kiarostami, l’une des plus essentielle du cinéma contemporain. De Locarno à Venise, puis à Cannes, l’éminence de l’œuvre s’impose, suscite en parallèle une attention plus soutenue pour les cinéastes de son pays. À l’heure de ce quatrième long-métrage, Abbas Kiarostami réalise depuis près de vingt ans des films au sein de la Kanoun (Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes). Expérimentation, ambition pédagogique, exigence morale, réflexion sur la matière même du réel, se mêlent et fortifient à chaque étape une œuvre qui confère une place centrale à l’enfance. D’une histoire simple, celle d’un écolier devant retrouver la maison de son camarade de classe pour lui restituer son cahier avant la reprise du lendemain, Kiarostami tire une fable épique, donne au regard d’un enfant une réalité qui le constitue en témoin étonné et sensible de son propre monde. Celui d’Abbas Kiarostami, durant trente années, a éclairé le cinéma mondial, il continuera d’être pour nous à la fois le vent et le phare. JB

« Simplicité, gravité. Primé au Festival de Locarno en 1989, ce film d’une beauté limpide évoque le regard que le grand cinéaste iranien – dont l’œuvre est aujourd’hui largement reconnue – porte sur l’enfance. « Mon film est fait pour les enfants et pour les adultes » dit Kiarostami. Car le travail très raffiné sur la forme et sur la narration atteint une vérité, une simplicité qui ouvre le film à tous les regards, y compris ceux des enfants. Et la poésie qui affleure à la surface du réel peut résonner chez chacun comme un message intime, le récit d’une épreuve, de la douleur, et d’une secrète espérance. »
Lydie Demême-Percival, Allons Z’enfants au cinéma