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le trou

Fi Haza Al Bayt (Le Trou) d'Akram Zaatari, 2005

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Le programme :

P1/ Présences des images
Al Yaoun (Aujourd’hui) > A. Zaatari > 2003 > 86’

P2/ Signes déterrés
Fi Haza Al Bayt (Le Trou) > A. Zaatari > 2005 > 30’
Al Munia (La Momie) > Shadi Abdel Salam > Egypte > 90’

P3/ Conflit d’ici et d’ailleurs
Al Sharit Bikhayr (Tout va bien à la frontière)> A. Zaatari >1997 > 43’
Ici & Ailleurs > A-M Miéville & J-L Godard > France >1974 > 65’

P4/ Troublantes versions des faits
Une Sale Histoire 1 & 2 > Jean Eustache > France > 1977 > 50’ Hostage, The Bachar Tapes # 17 # 31 > Walid Raad > Liban-USA > 2001 >17’
> Joseph Cicippio Tape Recording > 2’

P5/ Anatomie(s) du désir
Al Ika Hamra (Chewing-gum rouge) > A. Zaatari > 2000 > 10’
Baalbeck ( La Dérive) > A.Zaatari > 2001 > 23’
Majnounak (Fou de toi) > A. Zaatari > 1997 > 26’
Shou Bhebbak (Combien je t’Aime) > A. Zaatari > 2001 > 29’

P6/ Matières de la mémoire
Face A Face B > Rabih Mroueh > Liban > 2002 > 10’
Cinq Mouvements > A. Zaatari > Liban > 2007 > 8’
Measures of Distance > Mona Hatoum > GB > 1988 > 15’
Her+Him Van Leo > A. Zaatari > 2001 > 32’

 

 

Akram Zaatari


Rencontre à travers 6 itinéraires …

Nouvelle expérience dans la programmation de ce festival des 3 continents 2007 avec une co-programmation de six parcours autour du documentaire. Cette proposition est le résultat d’une réflexion partagée tout au long de l’année avec l’artiste libanais Akram Zaatari, dont l’oeuvre vidéographique a déjà été remarquée aux Biennales de Venise, Sydney, et au Festival d’Oberhausen et au Centre Georges Pompidou, entre autres.

Né en 1966 à Saïda, Akram Zaatari a étudié l’architecture à Beyrouth et obtenu un master en Media Studies à New-York. En 1997, il crée avec Walid Raad la Fondation arabe pour l’image (FAI), une structure œuvrant pour la collecte, la préservation, et divulgation d’un patrimoine photographique arabe en grave situation de péril et qui rassemble une collection d’environ 150 000 clichés parmi lesquels de nombreux portraits en provenance d’Egypte, de la Syrie, du Maroc, du Liban... Ce travail de collecte et d’archivage constitue un élément clef dans la démarche de création d’Akram Zaatari pour qui exposer et donner à voir devient un geste artistique à part entière, une manière de relire au présent des images de l’histoire saisies dans l’espace contemporain, sans figer ces représentations ni dénaturer leur origine ou leur matière.

Topographie, collection, archéologie…autant de termes qui permettent d’appuyer le trait à la fois cohérent et multiple que forge le questionnement engagé par le vidéaste sur le statut et l’histoire des images qu’il rencontre. Quel est le destin de ses propres images ? Quelles vérités cherchons-nous à découvrir dans les images ou que recouvrent-elles ? Quelles torsions la notion de territoire a-t-elle subi ? Comment touche-t-on au réel ? Comment se raconter ? Nécessairement, le spectateur est invité à adopter une position active se questionnant à son tour sur le statut de l’image, sur le désir de narration qui est le sien autant que celui du cinéaste, sur les modalités du récit portées à la fois par l’image et le son.

Dans ses divers travaux, la mobilité d’Akram Zaatari est une donnée constante. Une manière de questionner les limites et de faire autrement l’expérience des corps. C’est en ce sens aussi que nous avons pensé la circulation entre les œuvres, il appartiendra au spectateur d’en faire librement l’expérience, de glisser entre des récits qui prennent souvent à témoin les interdits, les codes moraux et les tabous de la société libanaise… mais aussi les nôtres.