YOUSRA
- 17ème Festival des 3 Continents, Novembre 1995 -
Une artiste avec laquelle vous pouvez laisser aller votre imagination.
Vous pouvez faire tout, n'importe quoi. Elle est courageuse, elle est
expressive, elle peut jouer un tas de rôles différents. Son visage est
si expressif au point de vous surprendre lorsqu'elle réalise des choses
que vous n'attendez pas d'elle.
Moi, comme cinéaste, j'ai été heureux et fier d'avoir travaillé avec
une artiste comme Yousra.
Chérif Arafa,
Réalisateur
J'aime les mots. J'aime les savourer. J'aime les prononcer en les laissant
vagabonder dans mon esprit nuit et jour, et chaque fois que je pense
à un mot, c'est le mot Yousra qui me vient à l'esprit et me remplit
de joie. Yousra est une des actrices égyptiennes la plus proche du public
et une des plus sincères, que ce soit dans son travail, par son exactitude
et son respect des horaires, ou dans son comportement. C'est pourquoi,
bien qu'étant un des fans de Yousra, je me sens dans l'obligation de
mentionner l'un de ses plus grands défauts : celui d'augmenter la durée
du tournage du film et de la journée de travail de l'équipe car tous
ceux qui travaillent avec elle sur un film souhaitent de tout leur coeur
que le tournage ne finisse pas, pour rester le plus longtemps possible
avec elle.
Salah Abou Seif,
Réalisateur
Grâce au soutien de mes amis français, je me trouve dans la situation
très enviée de faire mon "casting" en ne tenant compte que du rôle et
de l'habileté du comédien à faire vivre le personnage, en s'y investissant
pleinement.
Désormais, nulle vedette ne m'est plus imposée. Quand je choisis un
comédien, c'est pour son talent, sa discipline.
Quel bonheur alors de retrouver Yousra, toujours prête à participer
à l'aventure périlleuse qu'est la création d'un film.
Youssef Chahine,
Réalisateur
Le Caire, le 8 novembre 1995
Yousra a joué dans 86 films parmi lesquels :
1975 - "Ocheq Tahta Elichrine" (Des amants au dessous de la
vingtaine) de Henri Barakat
"Kasron Fi Alhawa" (Chateau dans l'air) de Abdel Hahmi Nasr
"A Aquïa Laquinahome Aghbïa" (Des gens souriants mais toujours stupides)
de Mohamed Abdel Azil
1980 - "Laïlat Chitai Dafiaà" (Douce nuit d'hiver) de Ahmed Fouad
"Arzak Ya Dounia" (La vie est dure) de Nader Galal 1981
"Al Insan Yaïch Marratane Wahida" (On ne vit qu'une fois) de Simon Saleh
1982 - "Hadduta Misriya" (La mémoire) de Youssef Chahine
1984 - "El Molid" (La fête du mouloud) de Samir Seif
"Karakon Fi Zohak" (Piste de police dans la nuit) de Ahmed Yiaha
1986 - "El
Bedaya" (L'empire de Satan) de Salah Abou Seif
1989 -
"Emraa Waheda La Takri" (Une seule femme ne suffit pas)
de Inas El Deghidi
1990 - "Eskanderya
Kamen Wa Kamen" (Alexandrie, encore et toujours) de Youssef
Chahine
1991 - "Al Rai Wal Nessaa" (Le berger et les femmes) de Ali Badrakhane
1992 - "Emraa
Ayla Lel Sekout" (La chute d'une femme) de Medhat El Sebai
1993 - "Al
Erhab Wal Kebab" (Le terrorisme et le Kebab) de Chérif
Arafa
"Marcides"
(Mercédès) de Yousry Nasrallah
1994 - "El
Mansi" (L'oublié) de Chérif Arafa
"Al Mohager" (L'émigré) de Youssef Chahine
"Dahikon, Laibon, Jidon, we Hobon" (Rire, jeu, travail et amour) de
Tarif Talimsani
1995 - "Teyour Al Zalam" (Les oiseaux des ténèbres) de Chérif
Arafa