
"Cinq filles
et une corde"
de Yeh Hung-wei (1991)
RETROSPECTIVE
DU CINEMA TAIWANAIS
Les
garçons de Feng-kuei (feng-kuei-lai-te jen) - Hou HSIAO HSIEN
- 1983
L'histoire
du petit Bi (xiao bi de gushi) - Chen KUN-HOU - 1983
Ce jour, sur la plage (haitan de yitian) - Edward YANG - 1983
Ah
fei (youma caizi) - Wan REN - 1984
La
fuite (ce ma ru lin) - Wang TUNG - 1984
L'amour
de Jade (yu qing sao) - Chang YI - 1984
Une
femme en colère (sha fu) - Tseng CHUANG-HSIANG - 1984
Kuei-mei,
portrait d'une femme (wo che-yang kuo-le yi sheng) - Chang YI -
1985
Une
histoire à Taipei (qingmei zhuma) - Edward YANG - 1985
Le
mariage (jiehun) - Chen KUN-HOU - 1986
Le
dernier train pour Tan Shui (wo men de tien kong) - Ke YI-CHENG
- 1987
Rancoeur
(yüan nü) - Fred TAN - 1988
Cinq
filles et une corde (qu jia nu) - Yeh HUNG-WEI - 1991
Poussière
d'anges (dust of angels) - Hou Hsiao MING - 1992
Il
me suffirait de vivre un jour pour toi (zhiyao wei ni huo yitian) - Chen GUOFU - 1993
Le
maître de marionnettes (hsimeng rensheng) - Hou Hsiao HSIEN
- 1993

"Le maître de marionnettes" de Hou Hsiao Hsien (1993)
Le cinéma
qui se produit à Taiwan est-il du "cinéma taiwanais"
ou du "cinéma chinois" ? La question semblera abstraite
mais elle est probablement une question de fond. Le cinéma de
Taiwan est bien sûr du "cinéma taiwanais" mais
la majorité des Taiwanais persiste à croire qu'il s'agit
du cinéma chinois, ou du moins d'une "sorte" de cinéma
chinois. Pour appréhender le complexe problème Chine/Taiwan
il faudrait avant tout étudier à fond l'histoire, l'idéologie,
et la politique réelles des deux pays; mon propos ne sera pas
ici de me lancer dans ce difficile débat mais de partir de cette
réalité controversée pour expliquer son influence
ou sa possible influence sur le cinéma de Taiwan.
La qualification géographique d'une cinématographie est
un problème secondaire qui semble n'avoir aucun rapport avec
ce que sont créer des films et voir des films, mais l'expérience
singulière de Taiwan montre que les espoirs que les critiques
et la fraction la plus exigeante du public placent dans le cinéma
de Taiwan et ceux que les cinéastes nourrissent pour les films
qu'ils produisent, sont indissociables du problème confus de
l'identification par rapport à la Chine/à Taiwan. Depuis
plus de trente ans, nous ne parlons que du caractère chinois,
de l'esthétique chinoise, et jamais du caractère taiwanais
ni de l'esthétique taiwanaise. Le problème aurait sans
doute été de solution facile si la Taiwan d'il y a trente
ans avait été qu'un désert sans histoire ni culture
ni propres, sans même une nombreuse population d'origine.
Mais aujourd'hui encore personne n'est en mesure d'affirmer que Taiwan
a été sinisée après 45-49 ou au contraire
que les Chinois installés à Taiwan après cette
date ont été Taiwanisés. La culture de Taiwan a
bien entendu toujours été un rameau de la culture chinoise,
et il en sera certainement ainsi à l'avenir. Mais le fait est
qu'après une aussi longue période de séparation,
les modes d'expression taiwanais n'ont pu que s'éloigner de plus
en plus du continent. C'est sans doute dans le cinéma que ce
paradoxe, fait d'une constante nostalgie et d'un sentiment croissant
d'éloignement, se manifeste le plus clairement. Ainsi par exemple,
le public taiwanais peut-il très facilement identifier les personnages,
situations et péripéties du film de Xie Jing, mais les
gestes, les voix, en d'autres termes ce qui constitue l' "être
chinois" de ce film deviendront pour le public (et le cinéastes)
de Taiwan un autre désiré mais impossible. Ce qui appelle
simultanément deux observations :
Tout un groupe de réalisateurs ou scénaristes ayant travaillé
à Taiwan ces vingt dernières années et qui y sont
devenus célèbres, est constitué de ce qu'on appelle
des "étrangers" (Ndt: Waisheng ren, mot à mot
: originaires d'autres provinces c'est-à-dire des gens qui n'habitaient
pas à Taiwan avant la deuxième guerre mondiale et dont
la langue maternelle n'est pas la langue du Fujian. Le ressort créatif
de ces cinéastes est généralement leur expérience
et leur connaissance de la Chine; leurs films sont pratiquement tous
en mandarin. Bien que cette orientation coïncide avec l'idéologie
du pouvoir, elle fait en sorte, par ailleurs, que le travail cinématographique
reste très loin de la réalité taiwanaise. Parmi
ces cinéastes, Hu Jinquan se dédouane par le style, Li
Hanxiang retourne aux décors de studios de films historiques
de Hong Kong, tandis que les autres ne peuvent que contempler impuissants
la "vieille Chine" qu'ils tiennent entre leurs mains se réduire,
se raréfier et devenir de moins en moins attirante.
Tragique ironie:
s'il est prouvé que la tendance à la seule "sinisation"
s'avère peu saine, il n'est pas si simple de retrouver le chemin
du "cinéma taiwanais" En raison de l'influence, pendant
de longues années, d'une situation politique délicate
et de la stratégie officielle taiwanaise, bien que chacun se
situe dans la dialectique Chine/Taiwan, peu nombreux sont ceux qui peuvent
s'auto-interroger en toute conscience sur ce problème. Si le
"cinéma chinois" est l'Autre impossible, le "cinéma
taiwanais" est, lui, l'Autre perdu.
Si on compare les chiffres de la production de films de fiction et ceux
de la fréquentation, Taiwan apparaît comme un pays où
l'industrie cinématographique est extrêmement vivace. D'après
les statistiques de l'UNESCO, en 1966 Taiwan a produit 257 films de
fiction (ce qui la plaçait au 3ème rang mondial derrière
le Japon et l'Inde), pour 734 salles. Ces chiffres sont d'autant plus
frappants si on fait le rapprochement avec la population à l'époque
(14 millions d'habitants) et avec le fait que la Taiwan était
alors dans une phase de décollage économique. Si la quantité
de films produits prouve que les Taiwanais aiment le cinéma,
elle ne garantit en rien la qualité de ces mêmes films.
En réalité, c'est sans doute justement cette quantité
extraordinaire de production et de consommation qui fait que l'industrie
cinématographique taiwanaise est toujours en proie à l'opportunisme
et à la spéculation à courte vue. En toutes ces
années et parmi tant de films, on trouvera sans doute à
peine une douzaine d'oeuvres dignes de ce nom. Taiwan n'a pas dans l'ensemble
de culture cinématographique au sens plein. Il en était
ainsi dans les année soixante, il en a été de même
dans les années soixante-dix.
La médiocrité des produits taiwanais, l'attirance du public
pour les films étrangers (et surtout pour les productions hollywoodiennes)
et l'influence de la télévision sont des facteurs importants
de la diminution soudaine, dans la deuxième moitié des
années soixante, de la production cinématographique taiwanaise.
Sous la poussée du cinéma de Hong Kong dans son emballage
nouveau, avec le déferlement des vidéocassettes, le cinéma
taiwanais est peu à peu descendu à son niveau le plus
bas du point de vue de la quantité comme de la qualité.
Il est de fait que ces dernières années le cinéma
de Hong Kong a accompli des progrès considérables dans
le domaine du renouvellement des genres (ex. la comédie "Kongfu"),
de la qualité des films et de leur distribution commerciale.
Ces progrès ont fait que les professionnels taiwanais se sont
trouvés distancés dans leur capacité à créer
du "spectacle", si bien que les productions taiwanaises non
seulement ont perdu une bonne part de leur public local mais ont aussi
notablement reculé sur les marchés chinois d'outremer
(Asie du Sud-Est et continent nord-américain). Si on la compare
avec la menace que représente la vidéocassette pour le
cinéma taiwanais dans les année 80 , la télévision
et son expansion à partir des années 60, ne sont que des
éléments secondaires. Les négligences du gouvernement
dans le domaine du copyright et du droit d'auteur ont fait qu'en une
nuit les rues de Taiwan se sont emplies de vidéoclubs de toutes
sortes, légaux et illégaux, qui louent à bas prix
(entre la moitié et le quart d'une place de cinéma), tous
types de films taiwanais, japonais, américains. Bas prix mis
à part, le public taiwanais a découvert que la vidéocassette
lui permettait de choisir à tout moment et n'importe où
les films dont il pouvait avoir envie, mais surtout que ces programmes
ne devaient pas nécessairement passer par la censure. Ce dernier
point est en fait déterminant dans la signification qu'a revêtue
à Taiwan l'apparition de la vidéocassette, il a directement
transformé les goûts et intérêts du public,
et indirectement obligé le gouvernement taiwanais à réviser
ses trop sévères mesures de censure. La circulation des
vidéocassettes est soudain devenue "la zone libérée"
des medias taiwanais.
En 1982, le CMPC
(Zhongyang dianying gongsi = Compagnie cinématographique centrale)
gouvernamental , dans le cadre de sa politique de renouvellement et
de recherche de talents nouveaux, rassembla les peu abondants capitaux
nécessaires pour faire réaliser à 4 jeunes (dont
aucun n'avait auparavant fait de film commercial) les 4 parties d'environ
20 minutes chacune) d'un film à sketches, "Guangyin de gushi"
(In our time). Dans la mesure où ce film brisait quelques uns
des vieux carcans du cinéma taiwanais (par ex. par le recours
à des acteurs qui n'étaient pas des locomotives du box
office, la post-synchronisation par les acteurs eux mêmes, un
certain prosaïsme dramatique) il obtint un certain soutien de la
part de l'opinion publique. Plus important encore, ce ne fut en aucun
cas un échec commercial.
Début 83, la Compagnie Wan nian qing (Evergreen) fondée
par un groupe de jeunes scénaristes, réalisateurs, opérateurs
etc. travaillant depuis longtemps dans le cinéma de façon
tout à fait anonyme, produit le film "Xiao bi de gushi"
(Growing up) d'après une nouvelle. Le film était bien
plus sophistiqué que les films populaires (tongsu ju) habituels
sur le plan de la création ; bien que le film n'ait ni star ni
"happy ending" il attira un énorme public et devint
la "bête curieuse" de cette période de reflux
du cinéma taiwanais. Peu après, à la suite du succès
de l'expérience "In our time", le CMPC fit à
nouveau travailler 3 jeunes sur un autre film à sketches "Erzi
de da wan'ou" (The Sandwich Man). Le film rompait avec certaines
conceptions traditionnelles du cinéma, mais surtout le sujet
lui-même brisait certains interdits politiques, ce qui déclencha
une bataille pour la liberté d'expression et contre la censure
dans le domaine cinématographique. Par la suite, le plus apprécié
des 4 jeunes réalisateurs de "In our time" Edward Yang,
acheva son premier long métrage de fiction "Haitan de Yitian"
(That day on the beach). Dans les 6 derniers mois de la même année,
les 3 réalisateurs de "The Sandwich Man" réalisèrent
successivement leurs premiers longs métrages: "feng guilai
de ren" (Those youthful days) de Hou Hsia Hsien, "You ma cai
zai " (Ah Fei) de Wan Ren, et "Wu li de xiao sheng" (Nature
is quite beautiful de Zeng Zhuangxiang. C'est à ce moment que
les médias et certains critiques commencèrent prudemment
à employer l'expression "nouveau cinéma taiwanais".
Il semblerait en
apparence évident que ces films (et d'autres de moindre importance)
que je n'ai pas cités) aient un point de départ et des
intentions comparables. Tout d'abord, tous souhaitent plus ou moins
en finir avec le conservatisme des cinéastes de la génération
précédente et certaines de leurs plus rétrogrades
superstitions et manifestations d'ignorance (dépendance envers
le scope, les stars, les genres etc.). Ensuite, la fabrication et la
distribution de ces films est étroitement liée au système
commercial taiwanais, et donc si chacun des réalisateurs nourrit
des espoirs différents, tous ont en commun de vouloir aussi gagner
de l'argent. Enfin, les recettes importantes faites par la majorité
de ces "nouveaux films" manifestent qu'ils ont en quelque
sorte reconstitué partiellement le public du cinéma taiwanais,
ce qui a amené les investiseurs du cinéma à croire
en de nouveaux auteurs et de nouveaux sujets.
Il nous est par ailleurs facile de découvrir que l'axe narratif
le plus important de ces films s'articulent autour du "passé"
et de la "maturité" (du "devenir adulte").
Et dans la mesure où ces films cherchent à tout prix à
re-introduire les expériences de la vie taiwanaise (que ce soit
la conscience middle-class de "That day on the beach" ou les
classes inférieures exploitées de "The Sandwich Man",
sous un certain angle, le "passé" et le "devenir
adulte" des personnages peuvent être assimilés à
ceux de Taiwan elle-même. Il est bien sûr toujours dangereux
de réduire et généraliser à propos d'oeuvres
dont les intentions et la forme diffèrent assez sensiblement.
Cependant, après avoir supporté pendant 30 ans tous ces
films sans grand rapport avec l'environnement réel je ne peux
m'empêcher de voir en ces "nouveaux films" réalisés
par de jeunes réalisateurs et scénaristes, les débuts
d'un regard vers l'arrière, d'une réflexion/reflet portés
sur cette terre où nous avons grandi. Malgré son caractère
inabouti, encore superficiel cette réflexion/reflet est néanmoins
le premier pas absolu vers la construction d'une "conscience de
terroir" du cinéma taiwanais.
Certaines caractéristiques formelles de ces films récents
signifient aussi le rapport qu'ont ces nouveaux réalisateurs
aux médias qu'ils pratiquent, le cinéma. Sur le plan de
la méthode de narration, tous commencent à utiliser couramment
le flashback, l'ellipse et autres techniques. Si dans "The Sandwich
Man", "These youthful days" ,"Nature is quite beautiful"
etc les flashbacks sont organisés de façon plutôt
standard, dans "That day on the beach" ils se compliquent
au point de friser la confusion et la répétitivité.
L'apparition massive de ces procédés convient bien sûr
au thème "retour au passé", mais elle réprésente
aussi une manifestation des tentatives, de la quête de ces nouveaux
réalisateurs pour parvenir à un mode narratif plus "moderne
et plus libre". Le temps transformera probablement ces procédés
un peu envahissants en fétiches dépassés.
Autre phénomène intéressant: ce "nouveau cinéma"
semble avoir recours bien plus que le cinéma taiwanais du passé
aux prises longues. Bien que la préoccupation majeure du cinéma
commercial courant de Taiwan soit de stimuler les sens sur un rythme
de plus en plus rapide, la plupart des nouvaux réalisateurs persistent
à croire que seules de prises longues peuvent préserver
l'intégrité de l'espace et du temps, s'accorder aux sentiments
des personnages et donc garantir une plus grande "fidélité
au réel". Il y a longtemps que cette quête de réalisme/naturalisme
a été renvoyée au monde de contes de fées,
cependant sa mise en pratique donne en l'occurence d'assez beaux résultats.
Elle constitue certes une sorte de provocation à l'encontre du
public du cinéma taiwanais "traditionnel"., mais il
s'agit moins, par ailleurs, de réagir contre la façon
conventionnelle de voir les films que de rester proche des sentiments
et idées de certains intellectuels des classes moyennes ou de
certains étudiants taiwanais (public qui en principe ne va pas
voir des films taiwanais). Plus encore, dans des contextes différents,
les prises longues peuvent avoir des conceptions et des fonctions totalement
différentes. dans "Ah Fei" de Wan Ren elles sont un
des éléments nécessaires du drame populaire classique.
Dans "That Day on the beach" elles servent à provoquer
l'adhésion au réalisme poétique. Dans "These
youthful days" de Hou Hsiao Hsien la prise longue devient un principe
formel auto-référent en soi.
Un examen de "These youthful days" dans son ensemble sur le
plan formel montre qu'il s'agit d'une oeuvre qui mérite une attention
particulière. Tout d'abord la durée des prises est encore
plus longue que dans les autres films, mais surtout elles se conjugent
souvent avec l'emploi des espaces hors-champ. Ensuite, la majorité
des plans de ce film sont des plans moyens ou des plans d'ensemble,
on n'y trouve pratiquement aucun gros plan. En dehors du projet formel,
de la recherche de distanciation que manifestent ces plans séquences,
ces jeux sur le hors-champ, cette insistance sur l'éloignement
de la caméra etc. ce film fait apparaître un espace cinématographique
original comme à travers des portes et fenêtres grandes
ouvertes, un espace cinématographique encore jamais apparu dans
le cinéma taiwanais, et une idée de profond enracinement
dans la terre taiwanaise. 6 Les changements intervenus ces deux dernières
années dans l'industrie et dans la création cinématographique
taiwanaise sont sans doute des signes positifs. Nous n'avons pas encore
vu d'oeuvres véritablement abouties, véritablement importantes
. Mais ces nouveaux auteurs pourront peut-être faire des films
encore meilleurs, la consommation des films par le public gagnera en
souplesse et des hommes neufs plus nombreux encore entreront dans le
monde du cinéma; jusqu'à la politique gouvernamentale
en matière de censure cinématographique qui s'adoucit
progressivement. Une grave crise subsiste cependant . En dehors des
difficultés que peuvent rencontrer tous les lieux de production
du cinéma, l'obstacle majeur au développement du cinéma
taiwanais reste son manque d'ouverture idéologique. Interdire
l'existence de tout point de vue critique au sein de la création
et des médias est non seulement politiquement naïf, mais
surtout ne peut que produire des résultats esthétiquement
médiocres.
Chen GUOFU
Traduit du chinois par Marie-Pierre Müller
Bien que ce texte soit ancien, il nous a paru très intéressant
de le publier. Ecrit à une époque charnière de
la cinématographie taiwanaise, c'est-à-dire peu après
l'émergence de la nouvelle vague taiwanaise, ce texte, toujours
d'actualité, nous a paru et nous paraît toujours essentiel
pour mieux comprendre l'évolution de cette cinématographie.
Il correspond au point de départ de notre rétrospective
qui couvre les 10 dernières années, de 1983 à 1993.
Comment la cinématographie taiwanaise a-t-elle évolué
? Je dirais très favorablement dans la mesure où les cinéastes
tels Hou Hsiao Hsien, Edward Yang, Chen Kun-hou... ont pu continuer
à réaliser de nouveaux films dont certains leur ont permis
d'acquérir une notoriété internationale et que
de nouveaux cinéastes ont pu s'affirmer, tels Tsai Ming-liang,
cinéaste très prometteur. Riche, dense, variée
la Cinématographie taiwanaise n'a pas fini de nous réserver
de bonnes surprises et la vision des 16 films sélectionnés
pour cette rétrospective en apportera la preuve.